et puis une fumée,
un peu à l’image d’un fantôme,

derrière, la place pour quelqu’un
et puis, là,
il faut bien combler le vide
prendre de l’assurance ou quelque chose de la sorte,

alors, l’astuce, c’est de faire partir un mouvement du genoux,
si possible en rythme avec la musique,
la vibration remonte le corps, passe par les côtes, puis les épaules,
et là,
il faut voir comment balancent les mains.
Comme des fantômes.

Et puis,
d’un coup, s’arrêter, attendre un peu pour voir si l’espace
se met à vibrer.
Si oui,
alors, c’est réussit,
si non, cela vient sûrement d’une incapacité
à appréhender
le vide.

Quant à l’inverse,
il semblerait que la position debout favorise grandement la faculté que les corps ont pour percevoir les vibrations de l’espace.

de dos.
de face.
c’est un peu
la même chose

Note d’intention

Un effondrement, juste avant une mise en vibration, quelque chose de très simple. Puis, une discussion, une dernière discussion avant autre chose, comme s’il fallait purger quelque chose. Ensuite il faut repartir.
Une position débout, légèrement courbe, similaire à un effondrement au ralenti, un bras pointé comme un contre-point.

Mais le rapport est inégal : le poids d’un bras ne peut interdire, seul, l’effondrement du corps.
Se poursuit un déplacement, à l’envers on pourrait dire.

De toute façon, tout se fait à l’envers, même les marches, mêmes les positions des corps.
Il s’agit d’apporter une note de fragilité, non pas celle des débutants, mais celle des corps expérimentés qui peuvent parler de comment naît un mouvement, comment il se développe, comment il prend fin et surtout, comment il induit le suivant et ainsi de suite.

Finir par une marche, par un saut,
ou pourquoi pas une vibration, c’est bien là que tout se met en mouvement, plus précisément, c’est bien là que nous apercevons tous les mouvements : le genoux qui entraîne la jambe puis le bassin, puis le dos, puis les épaules, puis les bras, puis la tête, puis les mains…
Rentrer en vibration ou en résonance quand il y a de la musique.

Danser. Prendre de l’assurance, coûte que coûte, essayer du moins
voilà le but.

Chorégraphie :
Philippe Vuillermet

Interprète :
Géraldine Mainguet

 

Cette performance, initialement créée pour une vidéo-danse a été présentée pendant l’événement culturel et festif porté par la Maison de l’Architecture de la Savoie au sein d’un ancien site industriel de Chambéry : Rubanox.

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